Vendredi 3 avril, CM2
Bonjour,
Mathématiques
Nous continuons les révisions sur la division (avec des entraînements de divison posée) et nous avançons un petit peu pour aborder la division d'un nombre décimal par un nombre entier. Je te rassure, c'est exactement la même technique que pour les nombres entiers que nous avons vus en classe.
Regarde cette fiche-mémo (ou fiche exemple) plusieurs fois. Attention, il faut "lire" progressivement et de manière active : tu peux, par exemple faire sur ton brouillon la division donnée (676,9 par 26) en suivant les étapes une à une.
Effectue les trois exercices suivants.
Pour ce 4ème exercice, "au centième près par défaut" signifie que ton quotient doit être un nombre décimal à 2 chiffres maximum après la virgule.Fantastique Maître Renard
Lis les chapitres 6, 7, 8 et 9
Chapitre
6
La
course
Alors, entre les renards et
les machines, commença une course désespérée. Au début, voici à
quoi ressemblait la colline:
Après environ une heure, les
pelleteuses avaient creusé, creusé le sol, et voilà à quoi
ressemblait le sommet de la colline:
Parfois les renards gagnaient
un peu de terrain et les crissements devenaient de plus en plus
faibles.
Maître Renard disait :
- On va y arriver, je suis sûr
qu'on va y arriver! Et puis, quelques moments plus tard, les machines
revenaient sur eux et les grincements des puissantes pelles
mécaniques devenaient de plus en plus stridents. Une fois, les
renards virent même le tranchant métallique d'une pelle qui venait
de soulever la terre juste derrière eux.
- Continuons, mes enfants!
haletait Maître Renard. N'abandonnons pas!
- Continuez! hurlait le gros
Boggis à Bunce et Bean. On va l'attraper d'un moment à l'autre!
- Tu ne le vois pas? demanda
Bean.
- Pas encore, cria Boggis,
mais vous devez être tout près!
- Je le cueillerai à la
pelle! aboyait Bunce. Je le découperai en petits morceaux! Mais à
l'heure du déjeuner, les machines étaient toujours là. Et les
pauvres renards aussi. Voici maintenant à quoi ressemblait la
colline: Les fermiers ne s'arrêtèrent pas pour déjeuner. Ils
avaient trop hâte d'en finir.
- Hé là, Maître Renard!
vociférait Bunce en se penchant de son engin, on vient t'attraper!
- Tu as mangé ton dernier
poulet! hurlait Boggis. Tu ne viendras plus jamais rôder autour de
ma ferme! Une sorte de folie s'était emparée des trois hommes.
Bean, le grand sac à os, et Bunce, le nabot ventripotent,
conduisaient leurs machines comme des fous. Les moteurs s'emballaient
et les pelles creusaient à toute allure. Autour d'eux, le gros
Boggis sautillait comme un derviche en hurlant: « Plus vite! Plus
vite! »
À cinq heures de
l'après-midi, voici dans quel état se trouvait la colline: le trou
creusé était grand comme le cratère d'un volcan. C'était un
spectacle si extraordinaire que les gens arrivaient en foule des
villages alentour pour le voir. Ils étaient sur le bord du cratère
et regardaient Boggis, Bunce et Bean tout au fond.
- Hé là, Boggis ! Que se
passe-t-il ? - On est après un renard!
- Vous êtes fous!
Les gens se moquaient d'eux et
riaient. Mais cela ne faisait qu'accroître la fureur et
l'obstination des trois fermiers, plus déterminés que jamais à
ne pas abandonner avant d'avoir capturé le renard.
Chapitre
7
On
ne le laissera pas filer!
A six heures du soir, Bean
arrêta le moteur de sa pelleteuse et descendit de son siège. Bunce
fit de même. Les deux hommes en avaient assez. Ils étaient
fatigués et courbatus d'avoir conduit toute la journée. Et
aussi, ils avaient faim. Lentement, ils s'approchèrent du petit
trou au fond de l'énorme cratère. Bean était rouge de colère.
Bunce lança au renard des insultes et des gros mots que je ne peux
pas répéter ici. Boggis vint vers eux, avec sa démarche de canard.
- Sale infect renard! La peste
l'étouffe! dit-il. Que diable faire, à présent?
- Je peux te dire ce qu'on ne
fera pas, dit
Bean, on ne le laissera pas
filer! - On ne le laissera jamais filer! Déclara Bunce.
- Jamais! Jamais! cria Boggis.
- Tu entends, Maître Renard!
Vociféra Bean en se penchant et en hurlant dans le trou. Ce n'est
qu'un début! Nous ne rentrerons chez nous que lorsque tu seras
mort et pendu!
Sur quoi, les trois hommes se
serrèrent la main et firent le serment solennel de ne pas retourner
à leurs fermes avant d'avoir attrapé le renard.
- Et maintenant, que faire?
demanda Bunce, le nabot ventripotent.
- On va t'expédier au fond du
trou pour aller le chercher! dit Bean. Allez, dans le trou, misérable
demi-portion!
- Non, pas moi! s'écria Bunce
en prenant la fuite.
Bean eut un petit sourire.
Quand il souriait, on voyait ses gencives rouges. On voyait
d'ailleurs plus ses gencives que ses dents.
- Il n'y a plus qu'une chose à
faire, dit-il. Laissons-le mourir de faim. Campons ici jour et nuit
pour veiller sur le trou. Il finira par partir. Il le faudra bien.
C'est ainsi que Boggis, Bunce et Bean firent venir de leurs fermes
des tentes, des sacs de couchage et leurs soupers.
Chapitre
8
La
grande famine des renards
Ce soir-là, sur la colline,
trois tentes furent dressées dans le cratère, autour du terrier de
Maître Renard. Assis devant leurs tentes, les trois fermiers
soupaient. Boggis mangeait trois poulets cuits à la cocotte avec des
croquettes, Bunce six beignets fourrés d'une infâme bouillie de
foies d'oies, et Bean buvait huit litres de cidre. Tous les trois
avaient leurs fusiJs à côté d'eux.
Boggis prit un poulet fumant
et l' approcha du terrier.
- Maître Renard! hurla-t-il.
Est-ce que tu sens ce tendre, ce succulent poulet? Pourquoi ne
viens-tu pas le chercher?
L'appétissant fumet du poulet
descendit jusqu'à l'endroit du tunnel où étaient blottis les
renards.
- Oh ! papa, dit l'un des
renardeaux, si on sortait vite le prendre? - Tu n'y penses pas! dit
Dame Renard.
e' est exactement ce qu'ils
souhaitent. - Mais nous avons tellement faim! s'écrièrent les
renardeaux. Quand aurons-nous quelque chose à grignoter? Leur
mère ne répondit pas. Leur père non plus. Il n'y avait rien à
répondre. À la tombée de la nuit, Bunce et Bean allumèrent les
phares des deux pelleteuses et éclairèrent le trou.
- Maintenant, dit Bean, nous
allons veiller à tour de rôle. L'un veillera pendant que les deux
autres dormiront et ainsi de suite pendant toute la nuit.
Boggis demanda:
- Et si le renard creuse un
trou dans la colline et sort par un autre côté? Tu n'y avais pas
pensé, à ce tour-là?
- Bien sûr que si, dit Bean
qui n'y avait pas pensé du tout.
- Alors, vas-y, donne-nous la
solution, dit Boggis. Bean sortit une petite saleté de son oreille
et la jeta d'une chiquenaude.
- Combien d'hommes travaillent
à ta ferme? demanda-t-il.
- Trente-cinq, répondit
Boggis.
- J'en ai trente-six, ajouta
Bunce.
- Et moi, trente-sept, dit
Bean. Ça fait cent huit en tout. Ordonnons-leur d'entourer la
colline. Chacun aura un fusil et une torche électrique. Ainsi, pas
moyen de s'enfuir pour Maître Renard!
Les ordres arrivèrent donc
aux fermes et, cette nuit-là, cent huit hommes encerclèrent
étroitement le bas de la colline. Ils étaient armés de bâtons, de
fusils, de hachettes, de pistolets et de toutes sortes d'armes
épouvantables. Cela rendait toute fuite pratiquement
impossible pour un renard et, bien sûr, pour tout autre animal.
Le lendemain, ils continuèrent
à surveiller et à attendre. Boggis, Bunce et Bean étaient
assis sur de petits tabourets, les yeux fixés sur le terrier, leurs
fusils sur les genoux. Ils ne parlaient pas beaucoup.
De temps à autre, Maître
Renard se glissait près de l'entrée du tunnel pour fIairer.
Puis il revenait et déclarait :
- Ils sont toujours là.
- Tu en es sûr? demandait
Dame Renard. - Sûr et certain, disait Maître Renard.
Je peux sentir ce gredin de
Bean à un kilomètre. Il empeste!
Chapitre
9
Maître
Renard a un plan.
Pendant trois jours et trois
nuits, cette petite attente continua.
- Combien de temps un renard
peut-il tenir sans boire et sans manger? demanda Boggis, le troisième
jour.
- Plus très longtemps,
maintenant, répondit Bean.
La faim et la soif le feront
bientôt sortir. C'est sûr. Bean avait raison. Dans le tunnel,
lentement mais sûrement, les renards mouraient de faim.
- Si seulement nous avions
rien qu'une petite goutte d'eau, dit l'un des renardeaux. Oh ! papa,
tu ne peux pas faire quelque chose?
- Et si on allait en chercher,
papa? On aurait une petite chance de réussir, non?
- Aucune chance, coupa Dame
Renard. Je refuse de vous laisser monter affronter ces fusils. Je
préfère que vous mouriez tranquillement ici.
Maître Renard n'avait pas
parlé depuis longtemps. Assis, tout à fait immobile, les yeux
fermés, il n'écoutait même pas ce que disaient les autres. Dame
Renard savait qu'il essayait désespérément de trouver une
solution. Et à présent, voilà qu'elle le voyait se remuer et se
mettre lentement sur ses pattes. Une petite flamme dansait dans ses
yeux.
- Qu'y a-t-il, mon ami?
demanda-t-elle vivement.
- Je viens juste d'avoir une
petite idée, répondit prudemment Maître Renard.
- Quoi, papa? s'écrièrent
les renardeaux. Oh ! quoi?
- Allons, fit Dame Renard,
dis-nous vite! - Eh bien... dit Maître Renard.
Puis il s'arrêta, soupira,
secoua tristement la tête et se rassit. - Elle n'est pas bonne,
dit-il, ça ne marchera jamais.
- Et pourquoi, papa?
- Parce qu'il faudrait creuser
davantage et aucun de nous n'est assez fort pour cela, après trois
jours et trois nuits sans manger.
- Si, papa ! Nous sommes assez
forts! s'écrièrent les renardeaux.
Maître Renard regarda les
quatre renardeaux et il sourit. « Comme j'ai de braves enfants!
songeait-il. Ils n'ont rien mangé depuis trois jours et ils ne
veulent toujours pas s'avouer vaincus. Je ne dois pas les décevoir.
»
- Eh bien... Nous pourrions
essayer, dit-il.
- Allons-y, papa! Dis-nous ce
que tu veux qu'on fasse! Lentement, Dame Renard se mit sur ses
pattes. Plus que les autres elle souffrait de faim et de soif et elle
était très affaiblie.
- Je suis désolée, dit-elle,
mais je ne crois pas que je vous aiderai beaucoup.
- Reste là, ma chérie, dit
Maître Renard.
Nous pouvons nous débrouiller
tout seuls.
Chapitre 9.
Réponds par vrai ou faux. Si c'est faux, rétablis la vérité.
1 Pendant toute une semaine, les fermiers assiègent le terrier.
2 Assis dans un coin, Renard, épuisé, dort.
3 Il reste une chance : tenter une sortie.
4 Dame Renard est la plus affaiblie de la famille.
5 L'idée de Renard est de creuser encore et toujours.
Compréhension fine.
6 Dame Renard connaît bien son époux. A quoi le voit-on ?
Français, orthographe
a - à / et - es - est / son -sont
Tu peux relire la leçon si tu en as besoin.
1 Complète les phrases par a, as ou à.
... tout ... l'heure, nous ...-il crié !
Il ... oublié de venir ... la piscine.
Nathan n'est ni ... l'école, ni ... la maison.
2 Complète les phrases par et, es ou est.
Il ... six heures ... le soleil ... déjà levé.
... - tu déjà allé en Espagne ... en Italie ?
Quand ... - il parti en vacances ? ... - tu au courant ?
Yasmine ... en CM2 cette année ... son frère n' ... qu'au CP.
3 Complète les phrases par son ou sont.
Où ... Léonie et ... chien ?
Tom et Mathys ... - ils déjà levés ?
Elsa et ... cousin ... allés se baigner dans l'étang.
... nez est retroussé et ... visage est couvert de tâches de rousseur.
Qui ... les enfants de Louis et de ... mari ?
... mari et ... fils ... partis au marché.
Bon courage et bon week-end.
Je mets les corrections de la semaine aujourd'hui sur le blog.

